

Fragment d’infini, jardin immatériel. Le thème du paradis se trouve ici abordé en deux temps. D'abord l'installation joue sur la notion de paradis caché. Derrière une façade austère, composée de panneaux d'acier corrugé et rouillé, se cache une toute autre réalité. Il faut cependant que le visiteur réponde à l'appel du bandeau de fleurs qui s'étire au travers de cet environnement sans vie. Une fois à l'intérieur, l'utilisation de miroirs concordants génère une réflexion continue, multipliant la végétation en un jardin infini. Interprétation imagée du paradis retrouvé, cet espace immersif plongera le visiteur face à lui même dans un jardin immatériel entre Ciel et Terre.
L’installation propose, par ses deux stations, un passage symbolique de la désolation (rouille, pierre brute) vers un paradis idyllique. L'expérience de ce paradis, espace virtuel, est tout ce qui reste au visiteur alors qu'il quitte l'installation, l'espace du miroir ne pouvant être visité.